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Assurances : La dictature des packs. PDF Print E-mail

Au cours de ces 10 dernières années est apparu sur le marché une offre dénommée «PACK».

Cette offre utilisée principalement par les banques, les sociétés d’assurances ou les concessionnaires automobiles est présentée comme globalisant tous les services ou biens de consommation à un moindre coût.

Cette technique de vente du «tout inclus » a eu un succès grandissant et tous les prestataires et commerçants l’ont intégrée pour mieux vendre.

Qui peut aujourd'hui déclarer avoir tout compris sur les offres packagées? Sont-elles moins chères ou plus avantageuses ?

L’apparition dans le transport aérien des Low Cost a démontré le contraire, la démarche consiste ainsi à ne plus vendre sous la forme de mille-feuille, mais de ne proposer sur le marché que ce qui est essentiel.

L’industrie des banques et assurances qui ont un marché captif ou obligatoire ont ainsi abusé de cette technique de vente packagée, soit en vendant plus cher, soit en incitant des clients à payer la même garantie plusieurs fois.

L’assurance occupant une place particulière, du fait de son statut obligatoire dans certains cas, on a assisté dans ce corps de métier à du tout et n’importe quoi: une apparition de nouveaux risques, des capitaux couverts très élevés…

Pour exemple: Un gardien de buts qui assure ses mains pour 7,5 Millions d'Euros., une actrice qui garantit ses fesses, etc...

S’assurer est bien évidemment une bonne chose, et la question n'est donc pas de remettre en cause cette possibilité de protéger tout ce que l'on a de plus important chez soi.

La question est: comment s’assurer en payant le juste prix ou comment éviter de payer 2 ou 3 fois le même risque sur plusieurs contrats.

Des exemples typesont les assistances proposées à la fois sur le contrat auto, habitation, assurance scolaire pour ses enfants, sur les cartes de crédit, etc. ……
En effet, la mode actuelle est aux formules, packs et assurances "tout compris", qui inclut bien souvent ce dont on n'a pas vraiment besoin.
Mais il est tellement compliqué de lire les conditions générales d’un pack dans son ensemble que l'on préfère payer un peu plus, quitte à prendre les options proposées sans se poser de questions.

Seulement voila, prenons l'exemple de l'assurance "Vol de bagages", proposée très régulièrement par les assureurs lorsque l'on souhaite une assurance santé, accident, logementà l'étranger,
rapatriement...
Les compagniesn'insistent pas vraiment sur le fait que nous avons surement déjà cette fameuse assurance, qui nouspermet d'être dédommagés pour nos objets perdus ou volés(souvent à partir d'une certaine somme minimum alors que dans notre sac, nos objets sont nombreux mais peu atteignent cette fameusesomme butoir, notamment lorsque cela arrive à des familles modestes, des étudiants ...)

A cela s’ajoute les garanties tirées de la responsabilité du transport aérien qui est tenu de payer, même si les conventions de transport aérien limitent le plafond du remboursement.

Nous avons effectivementune forte probabilité de déjà posséder cette assurance proposée par de nombreux packs sous différentes formes:

-Notre cartebancaire: elle inclut souvent des optionsd'assurance vol ou perte des bagages, annulation-modification de
voyage, frais médicaux en cas de maladie, assurance responsabilité civile, retard d'avion, et même assurance météo.
Par exemple: la carte Premier Visa peut vouspermettre d'être rembourséen partie contre la perteou le vol de vos bagages*
* Source:
http://www.air-valid.com/actualites/vol-de-bagages-visa-premier-re.html

-le
billet de transport: Si l'on garde pour exemple le volou la perte de bagages, il existe des protections pour les usagersqui seraient victimes de ces incidents d'obtenir des plafonds de responsabilités, suite aux conventions de Montréal ou de Varsovie (ces informations peuvent être demandéesà la DGAC* (Direction Générale de l'Aviation Civile).
* Source:
http://www.aviation-civile.gouv.fr


Tous ces doublons peuvent donc être évités et nous permettre de faire des économies, mais pour cela certaines mesures restent à prendre:


- Dans un premier temps, faire attention aux offres packagées proposées par les compagnies d’assurances ou d’assistance.

Il est souvent laborieux de vouloir comprendre l’ensemble de l’offre proposée par un assureur, les garanties étant multiples et les conditions bien souvent très particulières.

La démarche est de secouer ces mamouths leaders sur le marché et d’adapter l’offre en fonction du besoin tout en tenant compte des risques qui sont garantis par les autres contrats précédemment souscrit

Ainsi, pensons que le Low Cost peut avoir de la place dans la galaxie des assurances.

- Ensuite, se diriger vers des assureurs qui vont chercher à adapter leur offre afin de ne proposer que les garanties essentielles, nécessaires, en s’adaptant aux besoins des usagers.

Il n’y a aucune raison que ce qui s’est passé dans le transport aérien ou dans la distribution ne soit pas transposée dans les secteursdes banques et assurances.

Ainsi pensons que le low cost n’est pas synonyme de mauvaise qualité, mais plutôt d’une offre réelle pour un but précis (que recherche un voyageur si ce n’est d’être transporté et non d’avoir à manger, à boire à bord etc.)

Dans le secteur de l’assurance, le Low Cost reste encore inexistant, des courtiers d’assurance tentent d’introduire sur le marché une couverture des garanties essentielles, des offres sous forme de tiroirs où chacun peut composer sa couverture.

Pour un jeune étudiant voyageant seul, son ordinateur portable et son appareil photo peuvent avoir une valeur. Mais pourquoi l’obliger à souscrire un contrat vol ou perte de bagage avec des plafonds élevés, une caution pénale, etc…

L’évacuation sanitaire qui est l’argumentaire choc des sociétés d’assistance est en fait très peu utilisée:

Généralement, il appartient au médecin traitant de décider d’évacuer une personne ou non, mais jamais à la famille.

Or cette décision est prise sur des bases objectives et non pour des convenances personnelles.

Il est prouvé aujourd’hui que l’on soit en Inde, en Chine, en Amérique du Nord, dans les cliniques en Afrique du nord ou Afrique noire: On peut être soigné dans les mêmes conditions qu’en France.

A partir de là, les sociétés d’assistance recourent souvent à cette solution, car cela leur revient moins cher que d’évacuer une personne.

Ceci a été compris par des courtiers d’assurance qui proposent récemment sur le marché des contrats garantissant des risques réels et utiles:

«J’ai besoin d’un soutien psychologique ou d’une aide quand je suis hospitalisé à l’étranger»

«J’ai besoin de revenir en France si je perds un être qui m’est cher»

«Que deviendrai ma dépouille pour ma famille suite à un décès accidentel pendant mon séjour à l’étranger»

Bien entendu la liste des cas peut être allongée, mais on peut noter que toute cette évolution va dans le bon sens pour le principal intéressé, l’usager!

Mais la différence des tarifs entre un pack «tout compris» et un autre «sur-mesure» est telle qu’il faudra probablement encore un certain temps pour ne plus avoir l’impression de payer une assurance aussi chère que l’objet assuré lui-même.